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L'histoire de l'Yonne

Carte de l'Yonne

C’est à la langue celtique que les habitants du département de l’Yonne doivent leur actuel nom d’Icaunais, dérivé du nom de leur rivière divinisée (Icauna en latin). L’occupation par l’homme de ce territoire est cependant bien antérieure : en témoignent notamment les grottes d’Arcy et leurs exceptionnelles peintures pariétales.

À l’époque gallo-romaine, la ville la plus importante est Sens (Agedincum), capitale d’une province romaine (la Quatrième Lyonnaise) ; au IVe siècle, l’expansion du christianisme, qui gagna alors tous les différents “pays” (pagus en latin) de l’Yonne, en fait une puissante métropole ecclésiastique.

À la fin de l’empire carolingien, les luttes intestines entre les fils et héritiers de Charlemagne se déroulent sur le sol icaunais : la bataille de Fontenoy-en-Puisaye, le 25 juin 841, est sans doute l’une des causes du traité de Verdun (843) qui scelle le partage de l’Empire carolingien.

L’influence des grandes abbayes, que ce soit Saint-Germain d’Auxerre, au temps de Charles-le-Chauve et de ses successeurs, ou Pontigny, lors de la Réforme cistercienne, marque le paysage et concourt à l’essor des campagnes… Mais les conflits de la Guerre de Cent ans ont des conséquences catastrophiques : désertification des campagnes, mortalité importante...

La Renaissance, incarnée à Auxerre par l’évêque érudit et humaniste Jacques Amyot, apporte son renouveau : essor économique, développement des bourgs, construction de châteaux (Ancy-le-Franc, Maulnes, Tanlay, Saint-Fargeau…), embellissement des églises ; mais les guerres de Religion entre protestants et catholiques amènent à leur tour ruines et pillages.
Au temps de Louis XIV, la monarchie favorise le développement du commerce, notamment par voie d’eau. Déjà universellement estimé, le vin d’Auxerre, issu du plant Pinot noir, est conduit par bateau jusqu’à Paris et de là envoyé dans les Flandres, en Prusse et même en Pologne… Le flottage permet aux trains de bois du Morvan et de nos forêts d’arriver jusqu’à la capitale. Colbert, marquis de Seignelay, implante des manufactures.

Pleins d’espoir dans la Révolution naissante, les habitants des pays de l’Yonne vivent la Grande peur de l’été 1789. Le département de l’Yonne nouvellement créé en 1790 (l’un des plus beaux du royaume selon les Constituants), est formé de morceaux de Bourgogne, de Champagne et d’Ile-de-France et son homogénéité est assurée par la rivière qui le traverse de part en part et qui lui a donné son nom.

L’Yonne connaît en 1814 l’invasion des Cosaques, qui marquera les mémoires, puis vit une heure de gloire avec le retour de “l’Aigle” : la rencontre décisive entre le maréchal Ney et Napoléon a lieu en effet à la préfecture d’Auxerre le 18 mars 1815.

La Restauration et la Monarchie de Juillet voient un nouvel essor économique de ce département demeuré essentiellement rural. Lors du coup d’État du prince-président le 2 décembre 1851, les Républicains fomentent, notamment en Puisaye, un soulèvement sévèrement réprimé. L’arrivée du chemin de fer marque un tournant dans les pratiques traditionnelles ; commence un exode rural qu’accélérera encore la crise du phylloxera, qui dans la dernière décennie du XIXe siècle détruit 20 000 hectares de vignes, la principale culture du département.

L’Yonne donne à la IIIe République des hommes politiques de premier plan, tels Paul Bert, Charles Lepère, Bienvenu-Martin ou Pierre-Etienne Flandin. La guerre de 1914-1918 éprouve cruellement le département. Pendant la Seconde guerre mondiale, la résistance s’illustre et participe activement à la Libération, fin août 1944.

Jean-Luc Dauphin

Page mise à jour le vendredi 06 août 2010

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