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Entrepreneurs Yonne

Ils croient en l'Yonne !

Ils croient en l'Yonne !

Auteur, ingénieur, entrepreneur, professionnel du tourisme, comédien… Ils ont choisi de s’installer dans l’Yonne et d’y développer leur activité. Séduits par la beauté des paysages, la qualité de vie, le patrimoine, la gastronomie…

FRÉDÉRIC MAGET- MAISON DE COLETTE

FRÉDÉRIC MAGET- MAISON DE COLETTE

"Les habitants ne mesurent pas toujours la chance qu’ils ont de vivre sur ce territoire"

Lorsqu’il a mis les pieds pour la première fois dans l’Yonne, en 1997, le Parisien Frédéric Maget n’aurait pas imaginé s’installer sur la commune de Treigny dix-sept ans après… Et pourtant, le fil conducteur est resté le même : Colette. "Je suis venu pour un colloque au musée Colette à Saint-Sauveur puis je suis revenu régulièrement". De plus en plus souvent lorsqu’il est rentré au conseil d’administration de la Société des amis de Colette, d’abord comme secrétaire général, puis comme président. Jusqu’à ce qu’il apprenne que la maison natale de l’auteure était à vendre et en danger…

"Cette maison est un patrimoine unique et lorsque vous êtes passionné par Colette, vous ne pouvez pas imaginer ne pas vous battre. Il se trouve que ce combat a rencontré d’autres bonnes volontés qui ont rendu les choses possibles. Et même si c’est difficile encore aujourd’hui(1), c’est très galvanisant".

Depuis mai dernier, la Maison de Colette est ouverte au public. Avec le concours d’un guide qui raconte l’histoire de la famille et invite à une plongée dans les textes de l’auteure, les visiteurs retrouvent sa "cellule" d’enfant, petite et froide, sa chambre d’adolescente qui fut d’abord celle de sa demi-sœur aînée Juliette, le salon avec les deux fauteuils en reps vert du Capitaine, le piano et le chapeau de Sido, la salle à manger avec l’argenterie et la porcelaine, la bibliothèque où Colette découvrit la littérature, assise sur le petit banc de pied, et la collection de Balzac entièrement annotée de sa main… "Avec Samia Bordji (responsable du Centre d’études Colette, Ndlr) et toute l’équipe, nous avons pris le parti de démuséifier le lieu afin d’être le plus proche possible de ce qu’était cette maison à la fin du XIXe siècle".

12 000 visiteurs ont déjà effectué une plongée dans l’univers ainsi recréé de l’auteure (hors conférences et festivals) et 3 000 de ses ouvrages ont été vendus à la librairie. Cette maison d’écrivain, "ce n’est pas du fétichisme, souligne Frédéric Maget, c’est une nouvelle porte d’entrée dans l’œuvre de Colette en plus de celle que nous avions déjà à Saint-Sauveur à travers le musée". Les visiteurs sont séduits et l’économie locale se frotte les mains : entreprises sollicitées pour les travaux, commerçants, artistes… "Une vraie synergie se créée sur le territoire. La culture et le patrimoine sont des facteurs de développement et d’attractivité. La région est magnifique en toute saison et il y a énormément de choses à voir et à faire. D’ailleurs les visiteurs qui viennent via la Maison de Colette et les artistes invités des festivals, sont émerveillés. Je n’ai jamais senti cette impression d’un tel potentiel".

(1) Parmi les autres projets : l’aménagement de la cuisine (pour accueillir des ateliers culinaires pour les enfants), de la cave, des combles et des communs (petit auditorium et salon de thé), d’un sentier littéraire et botanique…

La Maison de Colette
8-10, rue Colette
89520 Saint-Sauveur-en-Puisaye
Tél : 03 86 45 66 20

→ Programme sur : http://maisondecolette.fr

DAVID HUXLEY ET ZACHERY GRIMALDI - CAMPING DE MERRY-SUR-YONNE

DAVID HUXLEY ET ZACHERY GRIMALDI - CAMPING DE MERRY-SUR-YONNE

"La région est magnifique !"

Depuis août 2016, la notoriété du village de Merry-sur-Yonne a fait un bond au-delà des frontières nationales ! Après des années de fermeture, le camping a été racheté(1) par les Britanniques David Huxley et Zachery Grimaldi, et est aujourd’hui fréquenté par des Anglais, Hollandais, Italiens, Espagnols, Belges, Suisses, Allemands, Polonais… "Il y a peu de campings ouverts en hiver pour les personnes qui descendent au sud de l’Espagne ou au Portugal, et nous sommes référencés par les sites européens Coolcamping.com et CampingCard ACSI". Si Zachery Grimaldi avait déjà séjourné en Bourgogne étant enfant, c’est par une petite annonce sur le site Le bon coin qu’il a découvert la vente du camping de Merry-sur-Yonne. "Nous avions vendu notre camping en Angleterre et nous recherchions une structure en France pour profiter d’une meilleure qualité de vie. Nous habitions alors au sud de Toulouse et nous avons fait une recherche sur Google. Nous avons vu des photos des rochers du Saussois, du canal du Nivernais… C’était magnifique !".

Le camping compte cinquante emplacements, trois chambres d’hôtes, et sera bientôt équipé de plusieurs "pods" (abris en bois aux formes arrondies). Il dispose de trois cabines douche-toilettes, d’un Jacuzzi, d’une cuisine, d’une laverie, d’une aire de jeux, de deux courts de tennis en libre accès, d’une petite épicerie ouverte 7 jours sur 7, de même que le bar-restaurant. La durée moyenne des réservations pour cet été est de deux semaines. Le temps pour les touristes d’aller visiter la région… David et "Zach" ont sillonné le département pour pouvoir leur fournir toutes les informations nécessaires sur les lieux à découvrir, les jours de marché, les vignobles et la gastronomie locale. Prochainement, ils vont recevoir dix-sept camping-cars d’une association anglaise qui propose un tour de France avec visite du chantier médiéval de Guédelon. "Nous les accueillerons avec un verre de bienvenue et un bon fromage. Des produits locaux qu’ils pourront ensuite acheter et ramener dans leur pays".

(1) Yonne active création a octroyé un prêt à taux zéro de 15 000 €.

Camping de Merry-sur-Yonne
5, impasse des Sables
Tél : 03 86 34 59 55

→ www.campingmerrysuryonne.com

PASCAL TOKATLIAN - COMÉDIEN

PASCAL TOKATLIAN - COMÉDIEN

"J’aime qu’à un moment tout s’arrête : le bruit, le mouvement…"

C’est à Mézilles, dans la maison familiale de sa compagne comédienne, Nathalie Bastat, que Pascal Tokatlian a trouvé le lieu où monter sa compagnie (Robert Trenton Cie), début 2013. Originaire de la banlieue parisienne, ancien élève du TNB de Rennes (centre européen de théâtre et chorégraphie), membre fondateur du théâtre des Lucioles, il a été acteur permanent au théâtre national de Strasbourg, a passé une saison au théâtre de Vidy à Lausanne… "J’ai implanté la compagnie ici parce que ça n’est pas très loin de Paris et je pensais qu’il y avait un terrain à exploiter au niveau de la culture en Bourgogne – mais je trouve qu’il y a un rétrécissement du champ d’action de la culture publique". Aussi parce qu’il "aime bien qu’à un moment tout s’arrête" : le bruit, le mouvement, la lumière…

En 2013, il a repris au théâtre d’Auxerre un spectacle qu’il avait créé en 2007 à la Cartoucherie à Vincennes, "Ermen, titre provisoire", sur le génocide arménien et la question de la construction identitaire : "Une façon pour moi de me présenter et de dire je suis un peu auteur, un peu metteur en scène, un peu acteur… Je fais du théâtre quoi". Il devrait se produire de nouveau à Auxerre, mais aussi à Sens, avec son prochain spectacle, adaptation de deux textes de l’écrivain italien contemporain Antonio Tarantino. En 2017, il a commencé à s’inscrire dans l’action culturelle.

Depuis le début et jusqu’à la fin de l’année, il intervient une fois par semaine au centre pour autistes L’Éveil du scarabée à Champcevrais(1). Un travail d’expérimentation qui devrait aboutir sur une présentation en décembre prochain. "C’est passionnant. Les autistes se débattent avec toutes leurs impossibilités mais ils ont envie et ils font des choses. Il y a une forme de spontanéité, de vécu, et c’est cela que l’on recherche chez les acteurs, pas des choses lisses". Pascal Tokatlian envisage de répondre à un appel à projets sur le milieu carcéral, qu’il connaît pour avoir travaillé à la prison centrale de femmes de Rennes.

(1) Suite à un appel à projets de la direction régionale des Affaires culturelles et de l’Agence régionale de santé.

ISABELLE GALLET-COTY - START-UP SAUREA

ISABELLE GALLET-COTY - START-UP SAUREA

"Nous sommes à moins de deux heures de Paris"

L’idée de ce moteur, qui transforme directement l’énergie solaire en énergie mécanique sur un arbre tournant, a germé en 2008 dans l’esprit d’Alain Coty, ingénieur en électrotechnique. Elle s’est concrétisée avec la collaboration de chercheurs de l’Université de Cergy-Pontoise et de l’École normale supérieure de Cachan et de Rennes. Aujourd’hui, le moteur solaire Saurea est sur une rampe de lancement depuis… Auxerre. "Nous sommes arrivés de la région parisienne il y a une dizaine d’années lorsque mon époux a été muté chez Precilec (il travaille maintenant chez Mouvex, Ndlr), explique Isabelle Gallet-Coty, présidente et directrice commerciale de la start-up, ingénieure en physiques appliquées et belle-fille de l’inventeur. Nous nous plaisons énormément ici. Il y a beaucoup à faire, nous apprécions la qualité de vie et la proximité sociale et géographique aussi bien dans le travail que dans la vie familiale. Dans le cadre de cette belle aventure Saurea, nous nous sommes dit que nous allions installer le site de conception et de production à Auxerre, et nous allons autant que possible faire appel à des sous-traitants locaux". En décembre dernier, Isabelle Gallet-Coty a été rejointe par Baptiste Hébert, un jeune Parisien en formation à l’école d’ingénieur en alternance CESI de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). "Je viens de m’installer dans un appartement à Auxerre et ce n’est pas pour partir dans six mois !".

2017 est l’année de la campagne de tests. Sept stations pilotes vont être installées en conditions réelles de fonctionnement en environnement sévère : au Maroc, en Guinée, à la Martinique, au sud du Mali, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Mexique… Les résultats d’essai seront collectés à distance et les adaptations nécessaires effectuées avant l’homologation, puis la commercialisation en fin d’année. "Nous mettons en place un réseau d’agents distributeurs et d’industriels partenaires dans le monde entier. Ce moteur est destiné non seulement à des ONG (organisations non gouvernementales), mais aussi à l’industrie et massivement au marché du particulier".

Un tel projet a un coût réel. En plus des formalités d’installation, Saurea a racheté les brevets déposés en nom propre par Alain Coty et doit financer la campagne de tests à l’étranger. "Nous avons reçu trois prix de l’innovation dont le dernier à Paris en avril 2016, et les seuls organismes qui nous aident sont des organismes départementaux ou régionaux(1), remarque Isabelle Gallet-Coty. Nous avons besoin d’eux pour passer l’année 2017, car la problématique avec les banques est très délicate lorsque l’on fait peu ou pas de chiffre d’affaires…".

Saurea commercialise déjà un petit moteur comme outil pédagogique à destination des collèges, lycées et écoles d’ingénieur, pour illustrer les phénomènes d’énergie renouvelable et de développement durable. La start-up travaille aussi à la conception de moteurs plus puissants. "Le pari, il faut le tenter maintenant. Nous sommes convaincus de la bonne marche de notre séquence d’essais, mais il faut faire vite pour commercialiser et amener du chiffre d’affaires".

(1) Yonne active création, Yonne développement, incubateur Prémice, Réseau entreprendre Bourgogne, UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie), BPI (Banque publique d’investissement)…

UNE VÉRITABLE INNOVATION

Le modèle testé cette année fonctionne avec quatre panneaux solaires et produit une puissance de 130 watts mécaniques sur un arbre tournant, soit l’équivalent de celle nécessaire pour activer une pompe manuelle. Complètement autonome, il peut fonctionner au fil du soleil pendant 25 ans (la durée de vie des cellules photovoltaïques) sans maintenance et sans entretien, car il n’y a ni mécanique d’usure ni électronique d’usure dans le moteur.

Il compte différentes applications hydrauliques et aérauliques, parfois vitales dans certaines régions du globe : pompage (en surface, petite et grande profondeur), irrigation, extraction d’air (ventilation de bâtiments publics ou d’habitations), mais aussi séchage, brassage de l’eau (pour la pisciculture, l’aquaponie…).

Saurea,
8, rue Marcellin-Berthelot à Auxerre

→ www.saurea.fr

BENJAMIN LEMAIRE - LE VIN TOUT SIMPLEMENT

BENJAMIN LEMAIRE - LE VIN TOUT SIMPLEMENT

"Maintenant, je suis Tonnerrois de cœur"

De l’Opéra national de Paris, où il était cadre-responsable de spectacles (à la bibliothèque musicale), au village de Saint-Martin-sur-Armançon, il y a tout un monde que Benjamin Lemaire a traversé d’un pas décidé. Sa première idée était, avec son épouse chanteuse lyrique et leur petit garçon, de trouver une oasis pour s’échapper les week-ends. "Nous avons tracé un cercle à 2h de Paris et nous sommes arrivés dans le Tonnerrois, en 2010. Pouvoir acheter une grande maison avec un jardin, effectuer ce retour à la terre, savoir d’où vient ce qu’on mange, la notion de bien-vivre qui va au-delà de la notion de bien-être… pour moi ça a été une révélation". Peu à peu, il convainc son épouse qu’il est temps pour lui de changer de vie. En 2013, la famille s’installe définitivement à Saint-Martin-sur-Armançon. Depuis, une petite fille ("La vraie bourguignonne de la famille") est née, Benjamin est devenu président du comité des fêtes de son village ("Tout de suite nous sommes allés aux dîners qui étaient organisés"), et il s’est reconverti professionnellement.

"Mon épouse est anglaise, du sud de Londres, et le vin m’intéressait. J’ai fait un bilan de compétences, une enquête métiers, travaillé pendant un an au domaine Maxime Marini à Béru où j’ai fait de tout : de la taille, du chai, de la vinification, de la mise en bouteille… C’était génial ! J’ai appris beaucoup de choses qui aujourd’hui me permettent d’avoir un contact direct avec les vignerons". Benjamin Lemaire a ensuite passé un brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole en viticulture/œnologie au lycée La Brosse à Venoy, puis s’est orienté vers l’œnotourisme. "La vie est faite de rencontres et au fil des échanges, je me suis dit qu’il y avait peut-être quelque chose à faire dans ce domaine. En outre, le contact avec les gens est important pour moi".

Soutenu par l’Association des entrepreneurs du Tonnerrois ("C’est super d’avoir un réseau de gens qui vous aident"), il a créé l’agence Le vin tout simplement , qui propose des séjours aux particuliers et des prestations pour les entreprises : coaching ("Comment parler du vin en déjeuner d’affaires pour délier les langues et ensuite aller plus loin dans la commercialisation de ses produits"), séminaires, ateliers, cours d’œnologie, bientôt une chasse au trésor à Chablis… "Le tourisme d’affaires décolle. Les moyens des entreprises ont reculé donc elles ne vont plus à 4-5h de Paris mais à 2h, ce qui est très bien pour notre région !". Il a constitué un partenariat local et est heureux de faire découvrir le département. "On peut faire beaucoup de choses ici. Il faut attirer les gens et le leur montrer".

Le vin tout simplement
Tél : 03 67 88 01 04
Courriel : agence@levintoutsimplement.com

→ www.levintoutsimplement.com

Tourisme thématique : l'œnotourisme

Témoignage de Benjamin Lemaire, créateur de l'agence de voyages "Le Vin Tout Simplement" qui revient sur son parcours, présente le projet de son agence et donne sa vision d'avenir. Vidéo présentée le 14 octobre dernier lors de la 9e Journée des Maires organisée par le Conseil départemental de l'Yonne.

Page mise à jour le lundi 27 février 2017

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