Bienvenue sur le site Internet du Conseil Départemental de l'Yonne

Portrait de Jules Roy

L’œuvre de Jules Roy a été édifiée entre 1943 et 2000, et comporte plus de soixante titres. Elle se divise entre des romans, des essais, du théâtre et des œuvres poétiques.

Romancier et homme de lettres, Jules Roy est né en Algérie en 1907. En 1927, le jeune Jules Roy se porte candidat pour devenir élève officier de réserve, après huit années passées au séminaire d’Alger. Quelques années plus tard, marié, il est reçu à l’école militaire d’infanterie de Saint-Maixent, avant que ne se déclare sa passion pour l’aviation qui ne le quittera jamais. Après la débâcle de 1940, Jules Roy se retrouve en Algérie jusqu’à son départ pour l’Angleterre, fin 1943, où il devient bombardier de la RAF. Sorti miraculeusement indemne d’une trentaine de missions périlleuses, Jules Roy regagne la France au printemps 1945, Chevalier de la Légion d’honneur et titulaire de la Croix de guerre avec palmes.

Sa rencontre avec Pierre Jean Jouve va être déterminante pour l’élaboration de son premier roman, La Vallée heureuse, qui recevra le prix Renaudot en 1946. Dès lors, de nombreux romans et essais sur le thème de la guerre vont naître sous la plume de l’écrivain. L’année passée en Indochine provoquera sa démission de l’armée. En effet, ne supportant plus les atrocités dont il est le témoin, mais ne pouvant "salir ni l’armée ni la France", il lui est nécessaire de devenir indépendant afin de pouvoir se consacrer librement à son travail d’écriture. À la mort de Camus, Jules Roy publie La guerre d’Algérie, dans lequel il proclame sa solidarité aux indépendantistes. En 1965, Julliard publie son Voyage en Chine qui provoque des réactions violentes dans la presse de gauche et chez les intellectuels communistes.

En 1972, l’écrivain réalise un pamphlet qui revient sur les années de torture, J’accuse le général Massu. C’est également à cette époque que Jules Roy entreprend la grande série des Chevaux du Soleil, une vaste fresque sur l’histoire de l’Algérie de 1830 à l’indépendance, comportant pas moins de six volumes. Jusqu’à la fin de sa vie, Jules Roy conservera intact ce lien à l’Algérie. Toujours résonnera en lui le choc de la découverte du cimetière profané à Sidi-Moussa au moment de l’indépendance. Il lui faudra essayer de comprendre cela aussi, cette ultime violence infligée au "tombeau des (siens) et de (sa) mère, (sa) seule et dernière patrie". En 1995, il entreprend son dernier voyage dans une Algérie déchirée par les conflits : la parution d’Adieu ma mère, adieu mon cœur viendra ainsi clore la série des œuvres "algériennes" de l’écrivain.

Jules Roy Photo de G. Rolle

Jules Roy, photo de G. Rolle / Photos ci-dessus de J-F Vannier

Retiré dans le Morvan puis à Vézelay, où la séduction de Marie-Madeleine enrichit son inspiration, il y meurt le 15 juin 2000.

Prix littéraires

  • Prix Renaudot en 1946 pour La Vallée heureuse
  • Prix Prince Pierre-de-Monaco en 1954 pour Le Navigateur
  • Grand Prix littéraire de Monaco en 1957
  • Grand Prix de littérature de l'Académie française en 1958
  • Grand Prix national des lettres en 1969
  • Prix de la Ville de Paris en 1975

Œuvres principales

  • La Vallée heureuse, Charlot 1946
  • La Guerre d'Algérie, Julliard 1960, Christian Bourgois, 1994
  • La bataille de Dien-Bien-Phu, Julliard 1936, Albin Michel 1989
  • Les Chevaux du Soleil, Grasset 1967 (6 volumes), Omnibus, 1995
  • Mémoires barbares, Albin Michel, 1989
  • Vézelay ou l'amour fou, Albin Michel, 1990

Fichier à Télécharger :

Page mise à jour le vendredi 12 février 2016

Modules

Les Autres Sites du Département

Plan Synthétique du Site