Retrouvez les résidences d'écrivain, les soirées littéraires, les conférences et animations et les expositions et tous temps forts de l’année 2011 à la Maison Jules-Roy.
C’est en septembre 2001 que la Maison Jules-Roy a accueilli son premier résidant, Abdelkader Djemaï, et a proposé ses premières rencontres littéraires avec, à l’époque, le concours apprécié du Centre Régional du Livre de Bourgogne. Abdelkader reste le « résidant historique » de la Maison Jules-Roy car son séjour, outre qu’il fut le premier, a vraiment marqué les esprits par sa richesse, avec les premières soirées carte blanche - caractérisées par les échanges avec des écrivains amis - les ateliers d’écriture à la bibliothèque municipale d’Avallon, la rencontre de publics variés (notamment en milieu scolaire) et de nombreux contacts avec la presse.
Afin de célébrer symboliquement, et avec modestie, ce dixième anniversaire, Abdelkader est revenu à Vézelay en 2011. Après avoir donné une lecture-spectacle il a soufflé, devant le public ravi, les dix bougies du gâteau d’anniversaire. Cette soirée du souvenir a pris rang parmi la vingtaine d’animations de la saison écoulée dont la présente rétrospective vous donnera un aperçu.
L’espace Jules-Roy a connu, avec 5718 visiteurs (4729 pour les expositions) une fréquentation comparable à celle de l’année précédente.
La saison 2012 fera la part belle à Georges Bataille, écrivain vézelien célèbre parmi d’autres dont nous commémorerons la disparition, il y a cinquante ans (Célébration nationale). La Maison Jules-Roy proposera plusieurs conférences et agira de concert avec le Musée Zervos qui exposera les œuvres d’artistes ayant illustré les écrits de Bataille. Enfin, la Cité de la Voix projettera quelques films concernant l’écrivain. Un vrai partenariat vézelien !
L’équipe de la Maison Jules-Roy vous adresse ses meilleurs vœux pour cette nouvelle année et vous donne rendez-vous pour partager avec elle tous les évènements qui la jalonneront. Daniel Buisine, Nathalie Durand, Emmanuelle Schwartz, avec le concours de Perrine Chatelin, étudiante en Master 2, stagiaire d’avril à juillet
En 1997, Gérard Malabat crée la compagnie Arbos avec la comédienne Mireille Coffrant. Ils proposent un théâtre où la condition humaine est le centre de la recherche dans un va-et-vient entre textes contemporains et classiques. Après le Conservatoire de Paris ce metteur en scène-comédien , élève de la Comédie Française, a joué souvent à l’Odéon, Shakespeare, Marivaux, Goldoni ou Racine. En 2010 la compagnie Arbos présentait En attendant Godot de Beckett.
Pendant sa résidence, Gérard Malabat se consacre à l’écriture de Triptyque d’après l’œuvre de Yannis Ritsos , un des plus grands poètes grecs contemporains. Une œuvre imprégnée de la culture grecque classique mais dans un langage et un univers poétique contemporain, où l’on retrouve trois personnages mythiques, Perséphone, Ismène et Ajax.
Première résidante de la saison, Pascale Fautrier est, entre autres, une spécialiste de Nathalie Sarraute et de Simone de Beauvoir. Elle s’est penchée sur leur biographie avant de se consacrer à celle de Chopin ou de Napoléon chez Gallimard. Ce thème a été très présent au cours de son séjour à la Maison Jules-Roy comme l’Histoire qui la ramène vers ses racines icaunaises.
Pascale Fautrier a animé une rencontre débat le 13 mai à Trévilly invitée par l’association Tourisme dans le canton de Guillon.
L’écrivaine, docteure agrégée ès lettres modernes se penche sur l’histoire de sa famille, et tient beaucoup à la portée politique de cette démarche en évoquant ses ancêtres "rouges", engagés dès le 19e siècle. Elle s’intéresse aussi à l’audiovisuel , elle possède un master pro de cinéma et elle est l’auteure du film Je veux tout de la vie – Le deuxième sexe ou la liberté selon Simone de Beauvoir en 2008.
Pascale Fautrier a écrit le texte « Le chant des maçons » pour la plaquette des Rencontres musicales de Vézelay 2011.
(…)Moineaux dans le narthex, moniales de Jérusalem,
Grillons du soir, démons enchâssés,
La pécheresse aux cheveux vénitiens,
Oint les pieds du Seigneur de parfums,
Et sa foi pour croire elle veut Le toucher
A la putain tout sera pardonné
C’est elle qui a vu le Ressuscité
Ecoutez chanter
Les fleurs, les oiseaux et les pierres,
Vous êtes à Vézelay.
Sandra Moussempès a séjourné, grâce à des bourses de résidence dans des villes comme Londres, Rome (à la Villa Médicis) jusqu’à Kyoto. Elle s’installe à Vézelay où après son dernier livre Photogénie des ombres peintes, elle a offert des extraits de Beauty Sitcom, des poèmes lus et chantés.
"La poésie audacieuse de Moussempès confirme, depuis les premiers textes de Danielle Collobert, qu’il existe vraiment une écriture proprement féminine dans la poésie d’aujourd’hui …". Thierry Clermont, Marché des Lettres
Marcus Braun a une affinité particulière avec la France et sa littérature que l’on retrouve en lisant ses romans Nadiana et surtout Armor, qui a été adapté en scénario pour le cinéma. La résidence croisée entre la Région Bourgogne et la Rhénanie-Palatinat (d’où Marcus est natif) a permis à l’écrivain de venir séjourner à la Maison Jules-Roy et s’inspirer des paysages du Vézelien. Le comédien et poète Yves-Jacques Bouin était l’hôte de la Rhénanie à Edenkoben.
Retour à Vézelay pour Nicole Balvay-Haillot qui , après une première résidence en 2009, est revenue à la Maison Jules-Roy. Elle vit au Québec, dans l’Outaouais d’où sont issues les écrivaines de la Belle Province qui se succèdent à la Maison Jules-Roy. Icaunaise de souche, elle n’oublie pas ses racines et elle est venue compléter le travail d’écriture sur la mémoire et l’histoire de sa famille.
Nicole Balvay-Haillot a animé une rencontre débat le 25 novembre à Guillon invitée par l’association Tourisme dans le canton.
La Maison Jules-Roy a rouvert ses portes en rendant hommage à celui qui avait écrit l’émouvante "Lettre à Julius". Le printemps des poètes a marqué la sortie du recueil de poésies complètes de Jacques Lacarrière, A l’orée du pays fertile. Sylvia Lipa-Lacarrière, accompagnée de Françoise Huart, a lu quelques-unes des œuvres des plus grands poètes grecs que Jacques Lacarrière a traduits . La soirée a été agrémentée d’intermèdes musicaux au son du bouzouki de Nicolas Syros, ami du poète, pour exprimer la place de la musique traditionnelle grecque dans les œuvres poétiques.
La Compagnie du Globe qui existe depuis 1999, dirigée par Hervé Colin, a "enivré" le public avec sa lecture-spectacle l’Ivresse des sens, autour des plus beaux poèmes de la langue française. A la mise en bouche, Hervé Colin, accompagné par les voix de Bénédicte Dietz, Adeline Hay, Liliane Jirou-Najou, Edith Lapoussière et Geneviève Moujane. En première partie, le public compose son menu à partir d’une carte de poèmes et, en seconde partie, déguste un montage surprise de poèmes à une voix ou à plusieurs. Les auditeurs, très nombreux, se sont régalés !
Ce fut la première soirée de l’écrivaine, qui a résidé trois mois à la Maison Jules-Roy. Pascale Fautrier, native de Migennes, s’est penchée sur sa propre biographie après avoir rédigé celle de personnages célèbres. Elle a emmené le public vers Mailly- la-Ville sur les traces de l’arrière grand-père maréchal-ferrant et militant.
Abdelkader Djemaï a retrouvé la Maison Jules-Roy, dix ans après sa résidence, pour venir lire, en compagnie de Daniel Crumb et de Christian Limousin des extraits de Matisse à Tanger, son dernier livre. Cette lecture a retracé les rapports du peintre avec son modèle Zorah et nous a replongés dans l’enfance d’Abdelkader à Oran qui s’est rappelé, avec émotion, de son grand-père Miloud.
Soirée Carte blanche pour Pascale Fautrier qui avait invité Guillaume Moskovitz qui, comme elle, s’intéresse beaucoup à l’interférence entre biographie et histoire. Après la projection de Bełźec, long métrage sur l’un des premiers camps de l’Aktion Reinhard, plan nazi d’extermination des Juifs en territoires occupés de la Pologne, le public a longuement discuté avec l’écrivaine et le cinéaste de cette page si noire de notre histoire.
Sandra Moussempès a publié six recueils de poésie contemporaine, principalement aux éditions Flammarion et elle a participé à de nombreuses anthologies et revues. Les auditeurs ont découvert Beauty Sitcom, une performance autour des textes de Sandra et d’un dispositif sonore. Elle a utilisé principalement sa voix off et live, parlée, chantée avec les sons de Jacques Marie Bernard. Beauty Sitcom fera l’objet d’un livre CD qui paraîtra aux éditions de l’Attente en 2012.
Pendant cinq matinées, Sylvaine Jaoui, une "fidèle" de la Maison Jules-Roy a proposé aux femmes d’écrire avec elle sur la vie au féminin. Elle a animé un atelier d’écriture dans la maison sur ce thème.
Dans le cadre des Rencontres musicales de Vézelay Yoko Takeda et Ludovic Ben Ahmed ont présenté un spectacle créé spécialement pour l’occasion. Les deux artistes ont enchanté le public dans les jardins de la Maison Jules-Roy, lors de trois concerts d’une heure autour des compositions de Ludovic (qui est auteur-compositeur-interprète) et de l’œuvre de René Char. Un beau voyage où l’on a pu apprécier le talent des deux artistes, leurs voix et leurs performances musicales.
Le Parc naturel régional du Morvan a diffusé la thématique "Femmes en Morvan", et a proposé une conversation poétique avec Roja Chamankar, une jeune poétesse iranienne, doctorante en littérature persane et responsable de l’association Poésie et lettres de l’université de Téhéran, qui vit et étudie à Strasbourg. Son premier poème a été publié en Iran alors qu’elle n’avait que onze ans.
La France a une influence certaine sur l’ écriture et l’œuvre de Marcus Braun. Au cours de la soirée consacrée à l’auteur allemand, des extraits en allemand et en français de son livre Armor (Prix spécial, livre de l’année en 2007 en Rhénanie-Palatinat et Sarre) ont été lus, notamment le script de l’adaptation pour le cinéma français du roman qui se situe en Bretagne et qui rappelle les films de la nouvelle vague.
Cette soirée a commencé avec le vernissage de l’exposition de Pascale Hamelin, qui a un lien de parenté avec Nicole Balvay-Haillot et ce n’était pas un hasard si les deux femmes se sont retrouvées à la Maison Jules-Roy pour animer une soirée commune d’échanges sur l’art et la littérature et surtout nous parler de leur travail sur le thème de la mémoire.
Nicole Balvay-Haillot a choisi une lecture à deux voix. Elle était accompagnée de Daniel Haillot pour partager avec le public des extraits de Fenêtre sur vie, ayant pour thème la femme, essentiellement dans sa sphère privée et elle a lu avec émotion un texte inspiré par le pont de Guillon (berceau de sa famille). Tous ces textes ont été mis en scène et présentés au public québécois.
Le colloque Max-Pol Fouchet de Vézelay en 2010 a permis la parution du livre Max-Pol Fouchet et les arts plastiques en octobre 2011, sous la direction de Christian Limousin qui a présenté cet ouvrage à la Maison Jules-Roy. Il a parlé du poète dans son activité de critique et d’historien d’art qui disait "j’ai voulu conduire les autres vers le secret des œuvres, sans expliquer ce secret ni le déflorer, car le démonter serait les dépouiller de leur mystère…".
La Maison Jules-Roy a accueilli Les Amis de Vézelay qui ont fait découvrir « les petits trésors cachés des Vézeliens ». Ces trésors étant des œuvres que leurs propriétaires ont prêtées pour l’occasion, (gravures, huiles ou aquarelles) et dont le thème était essentiellement Vézelay et ses environs. Les visiteurs ont donc pu profiter d’une exposition unique et variée, découvrir des oeuvres réalisées parfois par leur propriétaire ou avoir la surprise de reconnaître les signatures d’Adolphe Guillon ou de Paul Emile Pissaro.
Trois artistes, trois démarches, trois techniques sur le thème commun de l’Annonciation. Colette Chauffourier-Bonhomme est artiste peintre, Anne-Marie Bonhomme est iconographe et Willem Dirksen est sculpteur. Pour chacun d’entre eux il y a aussi une démarche qu’ils ont commentée lors de ce vernissage. Pour Colette "l’élargissement des techniques découvertes dans la peinture soutient des thèmes qui m’interpellent", pour Anne-Marie "cette recherche fait partie de mon travail d’iconographe" et pour Willem "j’aime la simplicité des courbes dans un style épuré dans l’abstrait et le figuratif".
Dans le cadre de cette exposition Anne-Marie Bonhomme a donné une conférence le vendredi 13 mai sur le thème De l’Icône à la Pierre ou Le sens caché des lignes.
Alain Coste a fréquenté l’école des Beaux-Arts de Dijon. Après avoir travaillé dans l’audiovisuel il décide, dès 1986, de se consacrer à la peinture. Il a déjà exposé à Vézelay mais il a préparé cette exposition spécialement pour la Maison Jules-Roy, au regard de son architecture. Trait pour trait présente des tableaux abstraits, géométriques, constitués de lignes sur fond blanc, le peintre ne retient que le trait horizontal ou vertical. Un travail d’épuration où il joue avec la ligne, "Qu’elle soit rouge, verte ou noire, de toutes façons la ligne saigne, sur fond de blancs impossibles, ténus, jamais neutres . Elle saigne la basilique de Vézelay, si proche, induit ce rapport au supplice charismatique" Jean Jacques Camus mai 2011.
Karine Lemonnier quitte Paris en 1999 pour s’installer à Lucy sur Cure. L’artiste fabrique elle-même ses couleurs à base de pigments purs et de résine de cerisier. Cette ancienne technique apporte une matité proche de la fresque, une luminosité et une transparence des couleurs très particulières. Son travail, entre figuration et abstraction, est très riche en couleurs et lumineux. Les visiteurs ont retrouvé ces couleurs dans l’exposition de cet été librement inspirée du roman Désert de J.M.G Le Clézio où la peinture recrée les mots dans des tableaux de différents formats dans lesquels les phrases du roman sont gravées ou inscrites sur des petites bandes de papier intégrées au tableau.
La sculptrice a présenté dans les jardins des œuvres en fer, bronze, pierre, résine et céramique avec une majorité de grands formats. La circularité de la vue qui s’étend à l’arrière de la Basilique répond au travail que Karen Finkelstein effectue depuis quelques années, sur le plan théorique et artistique, sur les relations entre perspective, image et horizon. Cela s’est traduit par des sculptures largement construites à partir de la notion de paysage, comme l’ont démontré les titres (Horizon n°1, Horizon n°2). L’appareillage installé pour voir, loupes et miroirs, en fait partie.
Philippe Micheau-Ruiz aime les "paysages psychiques" construits comme le mouvement même de l’ âme. Dans chaque exposition, il veut découvrir la sensation éprouvée au contact des paysages, leur incidence sur nos sens. Les paysages défilent lentement, les peintures et installations de Philippe visent aussi à interroger notre rapport à l’espace et plus particulièrement à la perception. Ce sont certains de ces paysages célestes, de brumes et de prairies que les visiteurs ont découverts dans son exposition.
La mémoire est omniprésente dans le travail de Pascale Hamelin exposé à la Maison Jules-Roy en octobre (Memor en latin : "se souvenir de"). La visite se déroulait entre des tableaux et des sculptures, de femme uniquement, les femmes "cocons", la femme originelle, primitive, femme déesse et iconographique ; mais aussi des pierres que l’artiste a voulu "faire parler". L’artiste pense que les pierres sont notre première mémoire et, en tant que chrétienne profondément attachée aux écritures , elle a été interpellée par un passage de la Bible disant "s’ils se taisent, les pierres crieront".
Parmi tous les évènements qui ont lieu à la Maison Jules-Roy pendant chaque saison, il y a toujours une date qui marque les esprits par une fréquentation exceptionnelle, l’ambiance et la convivialité qui y règnent. Cette année, ce fut certainement le vernissage de la première exposition de la saison proposée par Les Amis de Vézelay, le 15 avril. Cette exposition de peintures, huiles et aquarelles sur Vézelay et ses environs a été inaugurée par André Villiers, Sénateur, Président du Conseil Général et Pierre Morice, Président des Amis de Vézelay. La soirée s’est poursuivie avec le bistrot littéraire l’Ivresse des Sens qui a également ravi un public estimé à une centaine de personnes.
La Maison Jules-Roy a accueilli la résidence Girard-de-Roussillon dans le cadre du Printemps des poètes. De nombreuses animations étaient proposées, aux visiteurs comme aux résidents de Girard-de-Roussillon : une scène ouverte poétique et la possibilité de visiter l’exposition D’infinis paysages.
340 jeunes pèlerins des aumôneries de l’enseignement public de l’Isère (diocèse Grenoble-Vienne) sont venus passer une journée de rencontre suivie d’une veillée dans les jardins de la Maison Jules-Roy.
Apéritif dans les salons et dîner dans les jardins de la Maison Jules-Roy des participants du rassemblement international du club Alfa Roméo Bugatti Meeting de passage en Bourgogne.
Lancement du site Internet des Amis de Vézelay.
Cécile Fleur s’est installée dans les jardins de la Maison Jules-Roy pour lire des extraits de son livre Shamballah, un conte poétique sur la quête du bonheur.
Fantastic Picnic (à titre vraiment exceptionnel !) dans les jardins.
Remise des prix du concours annuel de poésie organisé par la Société des Poètes et Artistes de France, Région Bourgogne.
Page mise à jour le mercredi 21 décembre 2011